Cougar Town : saison 1
Cela faisait longtemps que la série Cougar Town faisait résonner son titre original et un peu bizarre dans ma tête. J’en ai entendu parler un peu partout mais n’ai jamais vraiment eu le temps de m’attarder sur cette série, grosse erreur. En fait c’est ce titre qui me faisait peur : Cougar Town , un titre qui fait tourner cette idée d’une série mélodramatique un peu débile, un soap américain aux ficelles scénaristiques bien en vue. A mon avis un titre qui ne va pas du tout avec la série et qui rebute beaucoup de personnes (moi y compris).
Cougar Town est une série diffusée sur ABC depuis 2009 et compte deux saisons à son actif. Créée par Bill Lawrence (créateur de Scrubs, scénariste sur Friends) et Kevin Biegel (scénariste sur Scrubs) cette comédie, presque une sitcom, raconte l’histoire d’une quarantenaire divorcée, Jules Cobb, travaillant dans une agence immobilière. Accompagnée de ses deux meilleures amies, Ellie et Laurie elle va reconstruire sa vie sentimentale.
A première vue Cougar Town est la simple histoire d’une divorcée en pleine crise de la quarantaine, jusque là ça reste un soap normal, de base. Mais au fur et à mesure les amis arrivent, les voisins franchissent le pas de leurs portes et une petite bande d’amis se forme : la bande du cul-de-sac. La série se focalise beaucoup sur les déboires sentimentaux d’une femme pas si banale mais aborde souvent la vie de cette petite ville de Floride. Ce quartier résidentiel banal se révèle, on découvre les secrets, les relations,…
Mais ces personnages ne sont pas ennuyants, on s’attache à cette petite bande d’amis. Le fait de s’attacher aux personnages semble facile ou anodin alors que c’est tout le contraire, et Cougar Town nous fait aimer, et apprécier chaque habitant de cette petite ville de Floride. Car il y en a pour tous les goûts: de la mère quarantenaire divorcée, au couple en passant par les ados, la série balaye tous les âges et situations familiales ou sentimentales. Plus il y a de personnages à gérer, plus une série (ou un film) devient difficile à suivre. On pourrait alors se demander si Cougar Town ne pourrait pas sombrer dans une sorte de bouillon d’histoires différentes, et bien non. Malgré tout, la série réussi avec brio ce tour de passe-passe scénaristique et le spectateur s’attache aux histoires originales des voisins de Jules Cobb.
Cougar Town ressemble beaucoup à un soap mais s’en éloigne beaucoup par un rythme particulier. En effet la série n’est pas feuilletonante et on peut regarder quelques épisodes à un moment puis reprendre la série plus tard sans perdre le fil de l’histoire. En plus les 20 minutes d’un épisode passent très vite, on a pas vraiment le temps de s’ennuyer et cela donne un aspect frais et rapide à la série. En fait chaque épisode dispose d’une trame principale autour de laquelle gravitent plein d’autres petites anecdotes de ce groupe d’amis aux habitudes plus ou moins bizarres mais toujours aussi drôles.
L’humour est omniprésent, il est subtil ou vulgaire mais toujours assumé. Chaque personnage représente une facette de l’humour, ce qui fait l’originalité de la série. Et ces personnages sont complémentaires, l’un ne pourrait exister sans les autres et vice-versa, ce qui fait qu’on s’attache à tous les personnages, personnages qui forment un ensemble.
Les 12 premiers épisodes sont excellents, l’histoire est amenée tranquillement. On découvre au fur et à mesure les histoires de chacun et de nouveaux personnages sont introduits au fil des épisodes. En revanche il y a une petite baisse de régime où l’on se retrouve nez à nez avec l’histoire vue et revue des ex-mariés qui veulent se remettre ensemble, le mari qui veut reconquérir son ex-femme. Mais pas d’inquiétude car Cougar Town retombe sur ses pattes dès le 15ème épisode avec par la suite un très bon épisode 18 et ce jusqu’au season finale. Un season finale qui vous étonnera car il ne contient pas de cliffhanger. Pourtant, même en l’absence d’un cliffhanger (qui aurait été trop artificiel) on a envie de plus, non pas que l’on reste sur notre fin mais plutôt qu’on veut continuer à se régaler de ces doses de bonne humeur.
Les acteurs sont au plut haut de leur forme, avec une Courteney Cox qui incarne à merveille cette quarentenaire célibataire fofolle et son fils joué à merveille par le jeune Dan Byrd. A cela s’ajoute le délirant Andy Torres (joué par Ian Gomez).
Je soulignerais cependant un point négatif : l’omniprésence de la musique, il y a toujours un fond sonore pour renforcer les sentiments des persos ou simplement donner du rythme mais à la longue ça devient un peu chiant. Mais bon, tant que ce ne sont pas des rires enregistrés…
Cougar Town est une excellente comédie que vous devez absolument voir. C’est frais et rapide, les 20 minutes d’un épisode remplissent de bonne humeur celui qui les regarde. Avec des personnages tous plus délirants les uns que les autres et des histoires bourrées d’humour.



